Fabrice MAUCCI - Démocratie Ecologie Solidarités

Pour une gauche réformiste, rénovée et décomplexée. Pour débattre à toutes les échelles, d'Aix-les-Bains (Savoie) à la planète entière

26 septembre 2007

Bulletin municipal & "cabinet de campagne"

à l'attention de M. DORD, M. BERETTI, Mme BOISSON

Monsieur le Maire,

Madame, Monsieur,

je découvre sous pli le dernier bulletin municipal, avec un grand vide dans l'espace réservé à l'expression de l'opposition, avec l'indication "à ce jour la tribune de l'opposition ne nous est pas parvenue".

Permettez-moi - une fois de plus dirons certains, qui ne perçoivent pas les volontés et les gravités qui se cachent derrière cela - de m'indigner contre le procédé.

Depuis plusieurs années Mme BOISSON nous indiquait à l'avance la date de bouclage puis nous "relançait" lorsque la date approchait et que nous ne lui avions pas encore fourni notre texte. Cette fois-ci nous n'avons eu d'e-mail que le 20 juillet pour nous demander un contenu le 27 août, puis aucune relance à proximité de la date réelle de bouclage.

Je n'ose croire que l'approche d'élections justifie un changement de pratique.

Je n'ose croire que les congés d'un membre du cabinet puissent être un motif suffisant pour envoyer à l'impression un bulletin municipal sans notre tribune, sans même la moindre relance téléphonique...

Etait-il plus compliqué de nous appeler pour respecter l'esprit de la démocratie (quitte à ne nous laisser qu'une heure pour alimenter notre tribune) que de rédiger consciencieusement la phrase vous excusant de la demi-page blanche?

C'est là tout ce qui nous sépare : pour vous la démocratie est un accessoire, un outil dont on se sert pour accéder au pouvoir mais qu'on oublie entre temps, un élément de programme (que vous n'avez pas) et pas un principe qui nous transcende. Je note que confier la rédaction d'un tel bulletin au cabinet du maire est par essence révélateur de l'objectif qu'on lui assigne.

Fabrice MAUCCI

Conseiller Municipal Divers Gauche

Note supplémentaire hors-courrier : la tribune de l'opposition avait fait l'objet d'une réduction de surface et de caractères, devenus illisibles, dans le précédent bulletin municipal. La raison? Devait figurer sur la page un droit de réponse à une tribune plus ancienne de la majorité, et celle-ci ne voulant pas perdre son expression, avait unilatéralement et scandaleusement décidé de comprimer notre texte alors qu'en rien, ce droit de réponse ne nous concernait !

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26 mai 2007

Et le pari de la transparence?

Un ouvrage à la gloire du maire d’Aix-les-Bains est paru mi-Mai sous le titre « Le pari courageux de Dominique DORD ». Ce livre, imprimé dans la Loire (chacun appréciera l’appel à l’économie locale), est écrit par un homme qui il y a quelques mois encore échangeait de dures critiques sur la majorité municipale. Il contient tant de guillemets incluant la parole directe du personnage principal et tant de photos privées qu’on pourrait croire l’ouvrage fait sur commande. A aucun moment cet exercice ne s’apparente à une analyse neutre et distanciée. Il est bien davantage un « entretien » révérencieux à vocation défensive et justificatrice, qui par sa nature et sa date de publication mériterait de figurer aux comptes de campagne législatif et municipal du candidat Dord.

Passés les chapitres « émotion », « people » avec l’album de famille, et la litanie des ministres dont notre édile se dit proche, ces 192 pages cherchent à apporter des preuves de la qualité de son action ou de la fausseté des critiques, notamment sur les opérations foncières ou les finances locales. Mais la démonstration est courte, tronquée, et la ficelle bien grosse.

Comme d’habitude, on assimile au bilan municipal des actions privées sans rapport avec lui. On monte en épingle des rénovations d’écoles alors que c'est tout simplement une mission obligatoire de la commune, en passant sous silence leur retard persistant en équipement informatique. Misère et mal-logement sont éludés avec des phrases à l’emporte-pièce du type « à Aix personne ne vit sous les ponts ». La confusion est aussi volontairement entretenue quand on indique « 150 opérations avec l’OPAC, Sollar, Semcarra et Sonacotra » alors que moins de 20 logements locatifs sociaux au sens exact ont été permis depuis 2001. Idem avec les emplois nouveaux qu’on confond avec les embauches et auxquels on ne retranche pas les emplois perdus, à la Mairie, aux Thermes, à l’Hôpital, dans l’hôtellerie et le commerce notamment. On ne sait s’il faut rire quand M. Dord lance qu’il faut « donner plus à ceux qui ont moins » ou pleurer lorsque surgit son autosatisfaction en matière d’accueil des personnes âgées, bien mal venue quand tant de familles souffrent du manque de places et de l’imprévision de la collectivité.

En revanche, au-delà de cette hagiographie, notre Maire refuse toujours de rentrer publiquement dans le détail des sujets qui fâchent et de diffuser les pièces demandées par la minorité. A notre lettre ouverte du 27 avril – à peine évoquée dans la presse locale mais disponible sur http://fabricemaucci.canalblog.com - le Maire a d’abord réagi en proposant un tête-à-tête en catimini, puis esquivé en considérant que lui demander de rendre des comptes c’est le calomnier. Pour finir, il a reporté le Conseil Municipal et la parution du bulletin municipal après les Législatives. « Pari courageux » ?

Fabrice MAUCCI

Conseiller Municipal « divers Gauche »

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27 avril 2007

Questions diverses (2) : lettre ouverte à Dominique DORD

AIx-les-Bains, le 27 avril 2007

Fabrice MAUCCI à Dominique DORD

Monsieur le Maire,

de nouvelles interrogations, que pour certaines je partage désormais avec de nombreux Aixois, me poussent à vous demander de vrais éclaircissements sur plusieurs sujets. Je me permets de les énumérer ci-après :

* 1. Depuis quelques années de nouveaux opérateurs immobiliers investissent (sur) Aix-les-Bains, en particulier de grands groupes nationaux attachés à de vastes structures financières ayant leur siège à Paris. Les groupes Hestya, Nexcity sont ainsi très présents, et je note que c'est une filiale de BNP Paribas qui s'est portée acquéreur de l'hôtel des Iles britanniques et le revend aujourd'hui en appartements. J'observe aussi que le groupe ICADE, d'habitude concentré sur une vingtaine de grandes agglomérations en France, et déjà présent dans les opérations résidentielles des Bords du Lac et dans celle de l'Hôtel International, est aussi à travers sa filiale Eurogem le délégataire de l'Aquarium, alors que cette société nous avait été présentée il y a 3 ans sous ce dernier nom seulement. Je souhaiterais avoir votre opinion sur cette tendance lourde, savoir si à un moment où à un autre vous avez eu des contacts préalables à la venue sur notre ville de ces investisseurs, et si oui leur teneur.

* 2. Pouvez-vous m'informer de l'évolution de notre dossier de candidature au label "Ville d'Art et d'Histoire" et des contraintes éventuelles que celui-ci occasionnerait en matière de renouvellement urbain?

* 3. Comment la formation des personnels municipaux et l'information des acteurs économiques de la Ville d'Aix tient-elle compte des préconisations de notre "Agenda 21"?

* 4. Quelle réponse concrète comptez-vous faire à M. SACAU sur son projet d'autopartage, lui qui a entamé il y a 5 jours une grève de la faim en partie à cause de l'absence de choix collectif clair à ce sujet? 

* 5. Pouvez-vous chiffrer et détailler l'ensemble des dépenses annuelles (sur 2006 par exemple) de communication non-touristique de notre collectivité, en incluant le coût des bulletins municipaux, de leur portage, le coût des documents reprographiés et des imprimés liés aux services rendus à la population, l'emploi de la personne affectée au kiosque des projets communaux et en partie au moins ceux de votre cabinet?

* 6. Pourriez-vous également détailler les 264763€ de dépenses de cabinet du maire prévus au BP 2007?

* 7. J'ai eu connaissance de l'avis défavorable de la commission de sécurité concernant deux locaux municipaux, le centre de loisirs des bords du lac et le bâtiment abritant les associations humanitaires 32, rue des Prés Riants. Comment est-il possible que leur exploitation et l'accueil de public y soit toujours en cours malgré cet avis et l'absence de travaux? Comptez-vous faire plus que l'engagement oral à "assumer vos responsabilités" en cas de problème, ce qui en matière de précaution revient à ne rien faire en connaissance de cause?

Les questions qui suivent se basent en partie sur le contenu de la revue Aixaspérant, notamment sur son dernier numéro. Après quatre années de publications de ce type, j'estime en effet tout à fait anormal que notre ville continue d'être le théâtre de débats sulfureux et inquiétants, qui ne trouvent jamais d'issue et  de ce fait pourrissent le travail démocratique. Il ne vous est plus possible d'invoquer le ton polémique de ces écrits et l'éxagération de certains de ses articles pour esquiver les clarifications qui s'imposent. Celles-ci ne peuvent pas non plus attendre la parution d'un "livre-vérité" ni le scrutin municipal de 2008, ou pire, se résumer au résultat de ce dernier.

Je pense que par vos tergiversations, nous en sommes arrivés à un tel trouble dans l'opinion aixoise que vous devez réagir dans les plus brefs délais.

Soit les faits rapportés par Aixaspérant sont faux, donc diffamatoires et calomnieux envers vous, et après n'avoir pas hésité à traîner en justice l'élu minoritaire que je suis pour bien moins, il est de votre devoir moral de faire de même à l'égard des rédacteurs de ces pamphlets. J'ajoute qu'une telle action devrait, à mon sens, être accompagnée d'une longue conférence de presse publique donnant matière à prouver votre bonne foi.

Soit vous en restez à l'inaction, et de cette manière vous prendriez définitivement la responsabilité de faire croire à chaque Aixois que les faits relatés sont exacts, ce qui ne me parait souhaitable ni pour notre ville ni pour l'image de la politique. 

Par les questions suivantes, qui n'accusent pas mais cherchent à démêler le faux du vrai, je ne cherche évidemment pas à me mettre à la traîne de ragots infamants. Je fais pleinement, avec les informations qui me parviennent, mon devoir de conseiller municipal responsable vis à vis des affaires publiques que vous "pilotez". Par les réponses que vous pourriez leur apporter et si elles sont convaincantes, vous ferez je l'espère un premier pas vers plus de transparence. Voici mes interrogations :

* 8. Estimez-vous qu'au droit du Rowing club et de la plage municipale la Ville respecte la Loi Littoral? Quels sont les articles de loi et les règlements locaux qui ont régi la construction des cabanons commerciaux du Sud de l'esplanade du lac, et quelles ont été / sont les modalités de leur financement ainsi que les rapports financiers entre la Ville et les exploitants?

* 9. En sus du prix de vente du terrain des Terrasses Verlaine (600000€), de quel montant est la participation - prévue par le Plan d'Aménagement d'Ensemble du secteur - acquittée par le promoteur-acquéreur au titre du financement des espaces publics voisins? Quels avantages, remises, compensations ou contreparties la ville a-t-elle octroyé à cet opérateur immobilier?

* 10. Quel était, au moment de la vente de notre colonie de St-Palais-sur-mer, le classement des tènements concernés au P.O.S. de cette commune, et quelles possibilités supplémentaires de construire permettait-il? A votre connaissance, quelles réalisations y ont-elles été faites depuis? 

* 11. Confirmez-vous que le destinataire de la vente de la Cité de l'entreprise ait, quelques mois après son acquisition auprès de la Ville, revendu plus cher des surfaces qui étaient les nôtres auparavant? Comment réagissez-vous à cette information?

* 12. Quelles servitudes nouvelles la Ville a-t-elle incluses dans le cadre de la vente du parc de la Crémaillère? Certaines ne posent-elles pas problème aux propriétaires de la Villa Astay voisine, et n'a-t-on tardé à les leur révéler? Puis-je être destinataire d'une copie de l'acte de vente du parc et des documents d'urbanisme susceptibles d'avoir été modifiés au sujet de cette parcelle entre 2001 et 2007? Par ailleurs, comment expliquez-vous la différence de valeur entre ce terrain d'une part, et d'autre part la parcelle plus petite mais identiquement classée au PLU et tout aussi pentue située près des thermes Chevalley (15 € pour l'une, 60 pour l'autre)?

* 13. Etes-vous en mesure de produire le registre des délibérations du Conseil Municipal? Pourquoi n'est-il pas régulièrement porté à notre signature? Pourquoi les citoyens, et pas seulement ceux qui vous sont connus pour leur critique régulière, ont-ils plus de difficultés à Aix qu'ailleurs, à obtenir auprès de nos services des documents budgétaires ou dressant l'état de notre patrimoine, et pourquoi est-il nécessaire qu'on exige un accord du Maire pour cela?

* 14. Pouvez-vous me communiquer la liste complète des cabinets d'avocats ayant travaillé pour la Ville depuis 2001, ainsi que les missions correspondantes et le montant des sommes dépensées pour chacune?

* 15. Est-il vrai que vous ayez été convoqué par le Conseil Constitutionnel au sujet de votre participation à une association baptisée Réseau Idéal, prestataire de conseils aux collectivités, d'une manière incompatible avec votre mandat de député?

* 16. Est-il vrai que vous ayez unilatéralement et de manière anticipée mis fin au contrat Publi Essor, et si oui pour quelle raison? Est-il vrai que la Ville devra prochainement s'acquitter d'une somme de près de 400000€ pour n'avoir pas respecté les termes de ce contrat? Pourquoi ne nous en avez-vous pas donné une explication complète lorsqu'au dernier conseil, vous nous avez présenté une mesure budgétaire visant à augmenter nos provisions pour frais de justice?

* 17. Contrairement à ce qu'affirme Aixaspérant, confirmez-vous que les statuts de l'EPIC Office de Tourisme suffisent, par leur rédaction même, à confier en toute légalité à cet établissement la gestion du camping et du centre des Congrès sans qu'il n'y ait besoin d'une convention? Confirmez-vous également que selon les années, ce camping aujourd'hui disloqué dégageait un excédent de 150000 à 230000 euros?

Monsieur le Maire, tous les citoyens devraient avoir accès aux réponses à de telles questions et aux documents qui les étayent. Tout sincère démocrate le sait. Aujourd'hui c'est un élu municipal qui vous demande ces éléments, et vous avez là encore vocation à les transmettre. Si tel n'était pas le cas, je vous demanderais aussitôt de mettre l'ensemble de ces points en "questions diverses préalables" à l'ordre du jour de la prochaine séance plénière du Conseil Municipal.

En l'absence de réponse précise ou de réponse tout court à beaucoup de mes courriels précédents (sur le logement social, le bilan social du personnel etc.), j'ai pris la décision de rendre celui-ci public. C'est donc une lettre ouverte que je vous adresse, encore une fois sans esprit d'accusation mais avec la volonté évidente de vous forcer à faire la clarté sur ces dossiers. Chacun pourra en apprécier le ton et le contenu. J'ose croire que cette demande officielle d'informations sera l'occasion d'un vrai débat et non d'une procédure judiciaire à mon encontre, qui paraîtrait alors encore une fois curieusement ciblée. Rien ne vous empêche par contre, avec précision et volonté d'apaiser plutôt que de polémiquer, de faire une réponse claire, nette et précise qui soit elle aussi publique et mette un terme aux supputations actuelles.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes respectueuses salutations.

Fabrice MAUCCI

Conseiller municipal

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16 avril 2007

Questions diverses (1)

Monsieur le Maire,

je me permets de vous adresser le présent courriel pour aborder un certain nombre de sujets, parmi lesquels des dossiers déjà évoqués et sur lesquels j'aimerais de plus amples précisions. Auparavant, je vous remercie de celles apportées quant à l'évolution des prix fonciers dans le processus de cession des terrains municipaux. Même si elles ne me convainquent que très partiellement, elles sont d'utiles pièces versées au débat.

Logement : 

Depuis plusieurs mois et à plusieurs reprises, je vous ai demandé un point sur le nombre et l'emplacement des logements locatifs sociaux mis en chantier suite à des permis de construire postérieurs à Mars 2001. A ce jour, je n'ai reçu aucune réponse. Je réitère donc ma question.

Concernant le PLU, dont je note que les modifications terminales ont été fortement induites par les remarques des uns et des autres, j'aimerais être destinataire aussi rapidement que possible de la notice rédigée par les services au sujet du logement et dont vous m'indiquiez récemment qu'elle était en cours de réalisation. Pourriez-vous me préciser si elle fera l'objet d'un vote en Conseil Municipal?

Thermes :

Confirmez-vous la hausse des réservations pour 2007? N'est-elle pas le fruit d'une nouvelle démarche de relance téléphonique qui provoque, de fait, une connaissance plus précoce des réservations, et non la conséquence d'une hausse globale? Est-il vrai que des frais nouveaux et importants pour le curiste accompagnent cette réservation?

Stationnement :

Je souhaiterais connaître l'exacte situation (statut, gestion, éventuelles locations et réservations, coûts publics, tarifs) du parking République, l'évolution de celle-ci depuis 2001, et par conséquent comprendre pourquoi la mise à disposition au profit de la Maison des Arts et de la Jeunesse d'un certain nombre d'emplacements reviendrait à 365€/an/place.

Commerce :

Le nombre de locaux commerciaux vides semble remonter rapidement, et la rue des Bains paraît particulièrement sinistrée. Au-delà de ce qui touche à l'activité économique globale de notre ville, quels sont les autres facteurs explicatifs dont vous disposez, et quelles sont les mesures que vous comptez prendre pour redynamiser ce secteur et pour qu'entre autres, la "continuité commerciale" ne soit pas trop interrompue en centre-ville?

Bilan social et emploi municipal : 

Je termine mon propos par la question de l'emploi municipal. J'aimerais connaître l'évolution des effectifs du service des sports, et en particulier celle des agents chargés de l'entretien des équipements et terrains de sport, et savoir par la même occasion si l'ensemble des départs en retraite y ont été remplacés et si la charge de travail a été allégée par des prestations privées.

Enfin, pour la 4ème ou la 5ème fois depuis 4 mois, je vous demande de me communiquer le plus récent "bilan social" de la Ville tel qu'adressé à la DGCL du Ministère de l'Intérieur.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments respectueux.

Fabrice MAUCCI

Conseiller Municipal

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06 avril 2007

Thermalisme : lettre à la presse hebdomadaire

aux rédactions de La Vie Nouvelle, de l'Essor Savoyard et de l'Hebdo des Savoie

Mesdames, Messieurs,

J'ai lu avec attention les articles que vous avez fait paraître, dans vos numéros datés du 5 ou du 6 avril 2007, à propos de la réunion publique que j'ai organisée vendredi dernier sur le thermalisme aixois. Je vous remercie encore de votre présence à celle-ci et aussi d'y avoir consacré une place importante dans vos colonnes. Cependant, sans vouloir aucunement polémiquer ni mettre en doute le professionnalisme de vos hebdomadaires, je souhaite apporter quelques précisions utiles à d'éventuels futurs articles sur le même sujet, ou vous faire part de quelques remarques qui me semblent importantes concernant le traitement de l'évènement. Permettez-moi de vous adresser ces lignes de manière groupée.

- dans l'article de La Vie Nouvelle, un passage mis en exergue évoque " l'utilité des Thermes Chevalley contestée". Personnellement, je n'ai pas mis en doute l'utilité d'un nouvel outil, ni la complexité qu'il y avait eu à lui trouver un emplacement. C'est juste ce dernier qui pose des problèmes qu'il aurait fallu anticiper, de liaison essentiellement. Mais en aucun cas je n'ai exprimé l'idée que les thermes Chevalley n'étaient pas indispensables.

- dans le même article, on me fait dire que le directeur des Thermes évoquait une stagnation du thermalisme. Son propos a plutôt été de dire que le thermalisme chutait alors qu'en réalité, sur le créneau d'Aix, la rhumatologie, il augmentait puis stagnait, et que nous avons donc perdu des parts de marché.

- faisant état de la faible affluence à cette réunion, l'article de l'Hebdo des Savoie évoque lui un "certain désaveu". Sans vouloir "corriger" chaque mot, je trouve celui-ci déplacé dans la mesure où j'ai expliqué dans quelles conditions nous avions organisé cela et l'impossibilité matérielle de communiquer préalblement autrement que par la presse. C'est comme si de la faible affluence on se servait pour me discréditer gratuitement, car au fond qui pouvait être désavoué ici? La suite du même article, précisant que mon heure et demie de présentation était un "long monologue" et qu'elle n'apportait "rien de plus en fait que ce que tout un chacun sait déjà", sonne encore très négativement et sans raison fiable. Pour débattre il faut présenter, et le débat fut aussi long que le "monologue"... Les chiffres tirés de notre analyse et énumérés dans l'article de l'Hebdo sont nombreux et n'avaient pas tous été diffusés auparavant : il y avait donc bien du neuf. La démonstration faite que le statut des employés n'est pas un obstacle à son adaptation avait-elle été faite publiquement et transcrite dans la presse? Quid de la liste des handicaps aixois face aux attentes des curistes? Quid des contradictions des paroles du nouveau président du CA? Il me semble donc, au contraire de ce qui a été avancé, que ce sont d'utiles précisions qui ont été apportées par cette réunion.

- Je trouve d'ailleurs étonnant qu'on souligne aussi aisément le faible impact d'une telle réunion (Essor & Hebdo) sans mettre dans la balance que l'initiative était la première du genre, destinée à donner à tous l'ensemble des élements d'un débat crucial, et sans rappeler qu'aucune des réunions publiques organisées par la majorité n'a abordé ce sujet ô combien important !

- L'Hebdo et l'Essor Savoyard ne retiennent de la présence du Maire qu'une venue "au titre de simple citoyen" et font comme s'il y avait eu de ma part intention de me servir de cette présence imprévue pour l'agresser politiquement : je note en effet que c'est moi qui l'aurait "interpellé" et qu'il m'a mis en garde contre un "procès d'intention", malheureusement sans voir dans vos lignes suivantes la réponse qui lui fut faite.

- D'autres questions se posaient pourtant : N'est-il pas assez inhabituel qu'un Maire se déplace en personne à une réunion publique de l'opposition? Sa présence n'est-elle pas révélatrice de ses inquiétudes sur son propre bilan en la matière et du poids qu'il nous reconnait sur le contenu? N'ai'je pas eu la courtoisie de lui proposer de prendre la parole à la tribune? N'allait-il pas de toute façon la prendre à un moment ou à un autre dans la phase de débat pour défendre son action - ce qui est normal ? N'est-ce pas lui qui nous a "interpellés" en nous mettant au défi de fournir des propositions? Si sa demande était sincère et non tactique, n'est-ce pas affligeant de voir un Maire demander au bout de 6 ans conseil à son opposition puisqu'il se disait "preneur"? Je regrette de n'avoir vu aucune trace de ce type d'analyse.

- En réponse à la question du maire, des propositions ont bien été faites. Elles sont très partiellement évoquées dans l'Essor et absentes dans l'Hebdo, mais ce qui ressort des articles est par contre, dans l'un que D. Dord a dit sortir "sans avoir entendu de propositions" (et oui, il est sorti avant car en réalité peu lui importait de les entendre !), et dans l'autre qu'on a "senti la salle un peu sceptique". Ah bon? Peut-être la réaction des Aixois devait-elle aussi se nourrir de vos compte-rendus, mais avec de tels mots il est d'ores et déja acté qu'elle ne sera pas bonne.

Il est aussi étonnant que l'agacement du maire, certes souligné dans l'Essor, et les réponses qui lui ont été données sur toutes ces questions ou remarques, n'aient pas donné lieu au commentaire que beaucoup des présents ont fait à l'issue de la réunion : D. Dord est venu, il n'a pas fait bonne figure, il est parti.

- Je suis également perplexe quand l'Hebdo et l'Essor reproduisent la critique de D. Dord qui dit "j'occulte même quelques contre-vérités" à propos de notre présentation, sans que personne - ni lui ni vous - ne soit capable de dire où elles se trouvent. Dire qu'il y a des contre-vérités mais qu'on ne revient pas dessus, n'était-ce pas pour le Maire le meilleur moyen d'instiller le doute sans avoir à prouver ce qu'il avance? Reproduire de tels propos sans critique n'est-ce pas partager cette opinion en ne se basant que sur du vent?

- Quant à la conclusion, tirée de manière quasi-identique par l'Hebdo et l'Essor, elle me blesse d'autant plus que jamais je n'ai lu dans vos colonnes un tel ton lorsqu'il s'agit d'évènements organisés par le Maire lui-même. Notre réunion aurait été "prétexte pour Fabrice Maucci, se défendant de toute campagne politicienne, pour reprendre tout de même les rênes des Thermes qui ont eu finalement bon dos pour exprimer son message le temps d'une soirée sur la politique générale de la Ville", et on note "qu'on a pu, en tout cas, regretter, durant cette soirée, que les propos dérapent parfois du thermalisme à la campage pré-électorale". Je vous rappelle que seul D. Dord est en campagne électorale. Deuxièmement, je voudrais savoir quand mes propos ou ceux d'autres - mais alors précisons qui ! - ont "dérapé" et qui a "regretté" la tournure de la soirée. Que les Thermes aient eu "bon dos" ou aient servi de "prétexte", ça c'est carrément du procès d'intention, et j'attends qu'il soit fait à d'autres lorsqu'ils inaugurent à tour de bras pour profiter de vos objectifs sur la base de pas-grand-chose, ou lorsqu'il se servent de réunions de "concertation" pour faire leur promotion et de l'info à sens unique. Ma démarche était sincère et elle n'avait de lien qu'avec l'urgence de la situation et la période-clé dans laquelle se trouve le thermalisme aixois : il n'aura échappé à personne qu'en trois mois, les deux têtes de cet établissement auront changé. Notre calendrier d'intervention n'était donc que celui de l'actualité thermale. Quant au fait que " tout le monde est encore une fois resté sur sa faim" (Hebdo), c'est un jugement bien personnel, qui n'est par exemple pas celui d'employées des Thermes qui en fin de réunion m'ont dit avoir appris des choses que leur Directeur leur avait cachées... donc l'estomac n'est pas sûrement pas resté vide pour "tout le monde", sauf à aller vite en besogne.

Merci de m'avoir lu et, je l'espère, de reconnaître qu'il y a parfois deux poids deux mesures ou au minimum un certain manque de recul quant il s'agit de traiter de politique aixoise. Ce courriel n'est qu'une mise au point, aucunement une "pression". Veuillez en tout cas l'accepter comme tel.

Cordialement,

Fabrice MAUCCI

CM Aix-les-Bains

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24 mars 2007

Sauvons le thermalisme aixois

Les Thermes Nationaux et le thermalisme « médical » restent au cœur de l’économie et de l’emploi à Aix-les-Bains.

Pourtant leur fréquentation continue de s’effondrer (-18% depuis 2001), leur situation financière est alarmante, et discrètement des changements d’orientation irresponsables sont sur le point d’être engagés.

Pour qu’un débat aussi stratégique pour notre ville ne soit pas confisqué, pour que les Aixois se l’approprient pleinement, Fabrice MAUCCI, l’association Aix Avenir et la minorité de Gauche du Conseil Municipal vous invitent à une :

grande soirée-débat

sur la situation et l’avenir du

thermalisme aixois

vendredi 30 mars 2007 à 20h

dans la grande salle du CINEMA VICTORIA

Citoyens de toute l’agglomération, curistes, employés des Thermes, demandeurs d’emploi, médecins, hébergeurs, commerçants, acteurs du tourisme aixois... Venez nombreux vous informer, enrichir le débat de votre opinion et de vos observations, réfléchir avec nous aux pistes de redressement.

Posté par fabricemaucci à 12:03 - Aix-les-Bains & C.A.L.B. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hôpital & Polyclinique : ne subventionnons pas la médecine à 2 vitesses

Addendum datant du 24.03.2007 :

Dominique DORD, même s'il ne le clame pas devant des publics élargis, veut la fin de l'hôpital public d'Aix-les-Bains. L'article ci-dessous l'explique clairement. Ajoutons-y quelques précisions. En 2003, au cours d'un Conseil d'Administration de cet établissement, qu'il préside de droit en tant que maire, il avait proposé que la clinique privée de l'agglomération accueille la maternité, les urgences et le secteur "maladie" c'est-à-dire tous les "soins de suite" donc l'activité post-opératoire. Autrement dit l'Hôpital deviendrait uniquement une résidence médicalisée pour le 4ème âge). Au cours d'autres réunions de ce même C.A., il a plaidé pour une "réflexion sur l'avenir de l'hôpital" mais son projet de polyclinique privée sur fonds publics s'est développé sans que les autres membres du C.A. n'aient été réunis. "Réfléchissez, mais je ne vous écouterai pas et je ferai ce que je veux" pourrait être sa devise. Lorsque ledit projet a été rendu public contre son gré par un tract du syndicat F.O., il s'est même emporté en insistant auprès des administrateurs de l'Hôpital en affirmant que leurs débats devaient rester "confidentiels, secrets". Bien sûr, nous avons les preuves de ce que nous affirmons...

Bientôt, une pette remarque sur la Générale de Santé, heureux futur bénéficiaire des largesses dordiennes...

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L'article ci-dessous a été posté le 25.10.2006

Lundi dernier a débuté une nouvelle série de réunions de quartiers, de celles animées par le Maire pour faire croire à une démocratie participative, mais qui sont surtout destinées à assurer sa communication sur des sujets qu’il a lui-même sélectionnés. C’est pourquoi vous n’y entendrez probablement pas parler d’un dossier local pourtant essentiel, qui avance à grands pas sans aucune consultation préalable des habitants ni des élus du bassin aixois. Il s’agit de la réalisation d’une clinique polyvalente à Drumettaz, voulue par le groupe privé Générale de Santé, mais dont la construction serait financée sur fonds publics par la CCLB – dont ça n’est aucunement la mission – en contrepartie d’un remboursement progressif par la suite.

En somme, l’argent que les autorités – dont le député – ne trouvent pas pour financer le service public, elles le trouvent pour faire un prêt à une multinationale qui veut remplacer sa clinique Herbert et s’agrandir sans afficher d’endettement auprès de ses actionnaires ! Les mêmes qui justifient à l’Assemblée le dépouillement de l’hôpital d’Aix par le double effet de la « maîtrise des dépenses publiques » et de la proximité de Chambéry, claironnent une fois rentrés dans leur circonscription qu’il faut tout faire – y compris draguer et subventionner le privé – pour garder une « indispensable couverture sanitaire locale ».

L’argumentaire est rôdé, car les dégâts précédents justifient les suivants. Sans couverture chirurgicale par une clinique sur le secteur aixois, l’hôpital auquel on a ôté ses deux blocs opératoires en 2001 ne pourrait plus sécuriser ni conserver sa maternité et ses urgences. Il a donc suffi à la GS d’exercer un chantage en menaçant de s’installer au Sud de Chambéry pour que plane le spectre de la disparition de notre hôpital public. Le tour est joué ! Mais quel mauvais tour ? Qui peut garantir que l’aboutissement d’un tel projet préservera l’hôpital et une offre de soin accessible à tous ? Rien, vraiment rien…

L’objectif du secteur privé de la santé est de ne s’occuper que des « malades rentables » mais d’offrir un « large panel d’activités pour être crédible et fidéliser la clientèle ». En petit comité Dominique Dord a affirmé qu’il souhaitait voir se développer une maternité sur ce nouveau pôle : qui aura les moyens d’y accoucher ? Si la maternité publique disparaît on dira que les urgences ont plus de raisons d’être à Drumettaz qu’au centre-ville… mais que deviendront les tarifs de la polyclinique quand les patients qui y sont dirigés ne le seront plus par des urgences publiques ? Aura-t-on finalement des malades aisés soignés près d’Aix et des malades modestes transférés d’office sur Chambéry ? On le suppose d’autant mieux qu’actuellement la clinique Herbert n’a même pas de convention tiers-payant avec un gros tiers des mutuelles.

Ces inquiétudes sont renforcées par le fait que dès cette année, l’hôpital d’Aix perd des moyens et des emplois (10 récemment) et risque d’en perdre encore dans sa mission de suite de soins (vraisemblablement 30), malgré un « remplissage » à 92 ou 95%. Les réformes du gouvernement Raffarin (souvenez-vous qui était son fameux conseiller spécial…) ont en effet aligné les budgets des établissements publics sur un niveau de « rentabilité » que les plus petits d’entre eux ne peuvent jamais atteindre, ce qui entraîne leur amaigrissement automatique puisqu’ils doivent coûte que coûte tenir leur équilibre financier.

On nous dit aujourd’hui que le risque sera médical sans la polyclinique privée payée d’avance par tous les contribuables. Mais le plus grand risque ne sera-t-il pas social pour les usagers et financier pour la collectivité ? Il est au moins temps, chers Aixois, de réclamer sur le sujet le débat public qu’il mérite. 

Par Fabrice MAUCCI

Conseiller Municipal d’Aix-les-Bains

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18 mars 2007

Gratien Ferrari centriste ? souvenez-vous...

Sur la vague Bayrou il veut surfer. Mais Gratien Ferrari n'est politiuement ni neuf ni vierge... et encore moins centriste. Il est un UDF "ancien moule". L'ancien député-maire qui voudrait redevenir député-maire, appartenait à la composante baptisée Parti Républicain, devenue en 1998 Démocratie Libérale, laquelle avait comme membre Dominique DORD et s'est fondue depuis dans l'UMP. Mais au-delà des étiquettes, voilà la réalité super-concrète de Gratien FERRARI : comme maire - on aura l'occasion de l'écrire plus tard - ou comme député, il est un libéral dogmatique. Le texte ci-dessous, une proposition de loi co-signée par lui et qui date de 1993, est une perle en la matière. Et dire que la ville dirigée par ce Monsieur vivait des remboursements de ladite Sécu...


Au cours des cinquante dernières années, les progrès considérables de la science médicale ont grandement amélioré dans notre pays les moyens de lutter contre la maladie et dans le même temps la puissance publique a généralisé un système qui postule que la préservation de la santé est avant tout une affaire de sécurité collective. Il en est résulté une illusion et un détournement.

  • L'illusion, qu'une intense propagande a voulu imposer, dit que l'amélioration de la santé des Français est due à l'instauration du système de sécurité collective dit de Sécurité Sociale. Elle méconnaît les progrès de la science qui lui sont antérieurs et qui ont produit les mêmes effets bénéfiques dans des pays où il n'y a pas de sécurité sociale. La prolongation de la durée de vie, par exemple, est due avant tout à I'hygiène, aux vaccinations et aux médicaments nouveaux.

  • Le détournement résulte de l'appropriation par un appareil collectif en position de monopole de la majeure partie des moyens nécessaires à I'action de santé. Avec comme résultat :

- pour les personnes : la perte d'un bien propre dont la gestion aurait pu susciter leur intérêt et engager leur responsabilité, en un domaine où I'engagement personnel est indispensable
- pour la puissance publique : la perte de la force de contrôle et d'orientation propre à chaque personne qui ne peut être remplacée par aucune autre ;
- pour les entreprises : des prélèvements toujours plus lourds qui compromettent leur compétitivité et pénalisent l'emploi ;
- pour les salariés : une perte de leur salaire direct qui trouve réduit par le salaire indirect que constituent les prélèvements
- pour tous : un gaspillage qui altère la crédibilité de l'Etat et du Gouvernement, démoralise les citoyens, témoins passifs, et parfois actifs, de mille petits scandales, et finalement compromet la qualité des soins, c'est-à-dire la santé et la sécurité des gens et de la société qu'on voulait garantir. Il est patent, par exemple que la Sécurité Sociale n'a pas pu ou pas su protéger les hémophiles de la contamination par le virus du sida.

La crise économique grave que traverse notre pays achève de condamner le monopole de la Sécurité Sociale. Celui-ci est, par ailleurs, contraire aux directives européennes de 1992 qui, en matière d'assurance, font obligation d'ouvrir le marché de l'assurance-maladie à la concurrence à compter du 1er juillet 1994 au plus tard. Enfin, il est clair que la lutte contre le chômage et le retour à l'équilibre de nos finances publiques rendent urgente une réforme radicale.

Proposition de loi n°665 de novembre 1993, présentée par Jean-Louis BEAUMONT, Didier BÉGUIN, Pierre CARDO, Michel CARTAUD, Daniel COLIN, Serge DIDIER, Michel FANGET, Gratien FERRARI, Alain GRIOTTERAY, François LOOS, Georges MESMIN, Daniel POULOU, Yves ROUSSET-ROUARD, Bernard SERROU, Yves VERWAERDE, Philippe de VILLIERS et Michel VOISIN.

Le texte déclare dans son article 4 : Le monopole de la Sécurité Sociale est abrogé, et l'article 11 : Les cotisations salariales et patronales sont supprimées. La proposition se terminait par un article 20 : Les comptes du régime d'assurance-maladie de la Sécurité Sociale sont apurés avant d'être clos.

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09 mars 2007

Une petite censure si tranquille

Elle est inconnue (et pour cause), elle est indolore, indétectable. Mais elle n'est pas insignifiante pour autant puisque si elle existe c'est qu'elle a été voulue, et qu'elle avait donc du sens pour celui qui l'a décidée. De quoi s'agit-il? D'une censure. Pas une méchante censure, non ! Pas de celles qui mettent une chape de plomb sur la société ou sur la vérité. Pas de celles absolument incontournables qui caractérisent les dictatures, les totalitarismes ou les régimes "en consolidation" comme a pu l'être la République gaullienne des années 1958-69. Non, rassurez-vous, je veux vous parler d'une censure tranquille, d'une petite, d'une censurette plutôt gentille, ridicule même tant elle est mesquine. D'une censure "à l'Aixoise".

Il y a deux ans environ, peut-être un peu moins, la Mairie d'Aix-les-Bains a commencé à diffuser "en interne" une revue de presse locale photocopiée. La pratique en est courante dans les collectivités. Cela donne une information maximum et ciblée (seules les pages aixoises... et les pages Sports liées à Aix y figurent) à ceux qui en ont besoin pour leur mission tout en économisant les sommes rondelettes que représenteraient 4 ou 5 abonnements par individu ou par service. Les adjoints, le leader de l'opposition que je suis, et l'ensemble des cadres et des chefs de service de la Mairie en sont destinataires chaque semaine. Le dernier groupe représente peut-être 30, peut-être 60 personnes, et c'est sans doute de lui que l'info ainsi transmise "essaime" le plus puisqu'on peut imaginer que des textes circulent, se reproduisent de nouveau pour la famille ou les amis etc.

Si les destinataires "politiques" gardent le réflexe d'acheter certains de ces journaux pour disposer plus rapidement de l'info afin de réagir le cas échéant, c'est moins évident pour les "services" municipaux, qui cherchent ici surtout des données "sur le temps long", sur l'expression des besoins récurrents de la population, sur l'appréciation ou la mise en lumière régulière des chantiers dans lesquels ils s'investissent. Au sein du personnel communal, il est donc probable qu'une partie de ceux qui ont accès à cette revue de presse "s'en contentent" et ne vont pas chercher à retrouver les éditions originales et intégrales pour leur usage personnel. Gardons cela en tête.

Car j'en viens au fait. Cette revue de presse a bizarrement changé de "régime" fin août - début septembre 2006. Alors que depuis l'origine elle faisait place à toutes les pages aixoises du quotidien et des hebdos locaux, incluant ainsi "naturellement" la tribune hebdomadaire que nous octroyait l'Essor Savoyard, elle se mit brutalement à ignorer cette dernière dès la rentrée. Explication avancée? Les "expressions politiques" ne sont pas l'objet de la présente revue de presse. Mais qu'est-ce qu'une expression politique? Quand la Ville présente ses travaux, les met en perspective, n'est-ce pas l'expression de la politique menée par la majorité municipale? Apparemment, non... Par contre, vous êtres priés d'admettre que lorsque la minorité donne son avis sur lesdits travaux ou propose d'autres pistes, ça redevient une expression politique. Curieux, non?

Dernièrement, je me suis beaucoup adressé à la presse locale sur le Plan Local d'Urbanisme. Mais la revue de presse municipale, qui parle de la procédure, des enjeux, "zappe" les articles concernant mon point de vue.

Autre exemple. Il y a 3 ou 4 semaines, un jeune peintre d'un talent exceptionnel - cela saute aux yeux à la seule vue du carton d'invitation - est accueilli au Musée Faure. Pour une fois libre d'obligations familiales et professionnelles, je me rends à son vernissage. Cela fait peut-être 3 ans - depuis que je suis père de famille - que je n'ai pu assister à ce genre d'évènements, et là, compte tenu du style et de la qualité des oeuvres, je ne veux pas être absent. Au moment de l'allocution de l'artiste auquel j'ai posé plein de questions et dit mon admiration, il se trouve que je suis tout près de lui. Là où d'habitude se précipitent les élus qui ne sont venus que pour figurer sur les photos de presse. Les flashes crépitent car il y a 3 ou 4 journalistes. Sans l'avoir vraiment cherché, je sais que je suis probablement sur les images prises ce soir-là, alors que le maire, lui, est absent. Que montre la revue de presse? Un article sans image et un autre avec une photo prise à un tout autre moment du vernissage. Bon, "c'est dommage" me dis-je, même si je me dis que dans un monde idéal, un article sur un vernissage ne devrait montrer que l'oeuvre elle-même ou l'artiste près d'elle. Mais "dommage quand même" parce que je sais trop combien mon adversaire de maire profite de ce genre de situations pour "habiter" les médias locaux, pour y être omniprésent. Je suis le plus pur possible en politique, mais je ne suis pas naïf.

Je ne le suis plus du tout même depuis ce jour de 2001 - je crois - où fut inauguré le relais Assistantes Maternelles d'Aix-les-Bains. Discours inaugural, prise de parole des partenaires financiers... vient la photo de presse. L'endroit est assez petit et nous sommes nombreux. Tous les élus de la majorité, moi-même et le responsable de la CAF sommes alignés en deux mètres au moment où les journalistes prennent les photos. Je ne suis pas sur un bord de ce noble parterre mais presque au centre. Je ne peux donc pas être "coupé au montage" comme ça a pu l'être durant mes 6 premières années de mandat. Les photos sont faites, les individus se dispersent dans la salle et l'ambiance se détend car un pot est offert. J'entame la discussion avec une personne que je reconnais quand, dans mon dos, moins de deux minutes après la première pose, j'entend de nouveau les obturateurs. Je me retourne et j'assiste à une scène surréaliste. On a, sans aucune raison apparente, recomposé l'alignement des "officiels" contre le même mur, et tous les organes de presse refont la photo, sans moi. C'est celle-ci qui paraîtra... Bien sûr, j'aurai pu me moquer d'un tel épisode, car ce n'est pas ça la politique telle que je l'aime. Mais après 6 ans de fonctions électives, on ne peut pas ignorer que dans une ville de 26000 habitants, ceux que vous n'avez pas eu l'occasion de voir personnellement jugent de votre implication AUSSI par la fréquence à laquelle ils vous voient dans leur journal.

Alors forcément, toute petite censure irrite. Une dernière pour la route. Cette revue de presse, qui montre 4 ou 5 fois la bobine du maire par semaine au minimum et qui me "rate" les rares occasions où je peux me rendre aux manifestations officielles, parle aussi des évènements très officiels auxquels la presse est présente sans que la minorité du Conseil ait été invitée. Je suis ainsi surpris d'apprendre que le Préfet s'est rendu sur les quartiers à rénover au mois de février 2007, et je le découvre aussi bien en texte qu'en photo. C'est là une autre forme de censure, plus "en amont". 

Ne vous trompez pas, cette petite digression entre presse et politique n'est pas une pleurnicherie de ma part. Je reste convaincu que ces modestes tracas peuvent se contourner et s'annuler par le travail de terrain, et même si cela m'irrite je finis toujours par oublier très très vite mon agacement d'un instant. Non, à ce niveau, ce que je retiens, c'est que pour masquer délibérément, au yeux d'aussi peu de lecteurs, le peu d'espace médiatique que la minorité du Conseil occupe, il faut être sacrément peu sûr de soi.

F. MAUCCI

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03 mars 2007

Et en plus, il ne sera(it) pas là !

Mi-décembre 2006, le maire d'Aix-les-Bains et le directeur général des services de la Mairie promettaient aux membres du Conseil Municipal qu'il pourraient "auditionner", lors d'une prochaine séance plénière prévue le 5 février 2007, le directeur des Thermes Nationaux M. Jean-François MICHEL et le nouveau président du Conseil d'Administration de cet établissement. Une mesure plus qu'urgente dans une ville dont le thermalisme est le "moteur historique" mais demeure un sujet quasi-absent des débats municipaux malgré les grosses difficultés qu'il rencontre et fait rejaillir sur l'économie locale.

Le 1er février MM. DORD et GABRIEL, au cours d'un rendez-vous dans le bureau du maire sur lequel il faudra bien que je revienne tant il fut surprenant par ailleurs, réitéraient cette promesse de débat avec les deux principaux responsables des Thermes. Le Conseil, lui, était cependant différé. Puis avant-hier, nous reçûmes l'ordre du jour du Conseil fixé à jeudi prochain, le 8 mars 2007. Et là, stupeur ! Au point numéro 2 figure bien la situation et les perspectives du thermalisme aixois, mais trois "détails" font craindre un débat escamoté :

* cette séance du Conseil compte 21 points à l'ordre du jour et pas des moindres. La durée prévisible de la séance sera-t-elle un prétexte à limiter dans le temps le point numéro 2 bien en-deça de ce qu'il requiert ?

* il ne s'agit apparemment plus d'un "audition" - par les conseillers municipaux - mais d'une information - à destination des ces mêmes conseillers. Disons que ce que j'appele "l'initiative de la parole" a changé de camp. Les élus devront-ils subir une demi-heure de discours sur un futur hypothétique avant d'entrer dans le vif des questions qu'ils souhaitaient poser? Y aura-t-il réellement possibilité de poser toutes ces questions et d'apporter notre analyse?

* le principal intéressé, le directeur des Thermes en place depuis 4 ans, n'est plus annoncé. Seul le haut fonctionnaire récemment nommé Président du C.A. des Thermes, en charge de l'avenir mais aucunement responsable du passé et du présent, serait notre interlocuteur selon les documents municipaux. N'a-t-on pas assez attendu pour fixer une date de Conseil qui conviendrait à M. MICHEL ? Celui-ci - ou d'autres à sa place - aurait-il quelques réticences à expliquer lui-même aux élus aixois son action à la tête de l'établissement ?

Espérons que d'ici jeudi, le tir aura été rétabli et que nous pourrons non seulement auditionner mais aussi l'auditionner LUI.

F. MAUCCI   

Posté par fabricemaucci à 09:09 - Aix-les-Bains & C.A.L.B. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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