Fabrice MAUCCI - Démocratie Ecologie Solidarités

Pour une gauche réformiste, rénovée et décomplexée. Pour débattre à toutes les échelles, d'Aix-les-Bains (Savoie) à la planète entière

27 avril 2007

Questions diverses (2) : lettre ouverte à Dominique DORD

AIx-les-Bains, le 27 avril 2007

Fabrice MAUCCI à Dominique DORD

Monsieur le Maire,

de nouvelles interrogations, que pour certaines je partage désormais avec de nombreux Aixois, me poussent à vous demander de vrais éclaircissements sur plusieurs sujets. Je me permets de les énumérer ci-après :

* 1. Depuis quelques années de nouveaux opérateurs immobiliers investissent (sur) Aix-les-Bains, en particulier de grands groupes nationaux attachés à de vastes structures financières ayant leur siège à Paris. Les groupes Hestya, Nexcity sont ainsi très présents, et je note que c'est une filiale de BNP Paribas qui s'est portée acquéreur de l'hôtel des Iles britanniques et le revend aujourd'hui en appartements. J'observe aussi que le groupe ICADE, d'habitude concentré sur une vingtaine de grandes agglomérations en France, et déjà présent dans les opérations résidentielles des Bords du Lac et dans celle de l'Hôtel International, est aussi à travers sa filiale Eurogem le délégataire de l'Aquarium, alors que cette société nous avait été présentée il y a 3 ans sous ce dernier nom seulement. Je souhaiterais avoir votre opinion sur cette tendance lourde, savoir si à un moment où à un autre vous avez eu des contacts préalables à la venue sur notre ville de ces investisseurs, et si oui leur teneur.

* 2. Pouvez-vous m'informer de l'évolution de notre dossier de candidature au label "Ville d'Art et d'Histoire" et des contraintes éventuelles que celui-ci occasionnerait en matière de renouvellement urbain?

* 3. Comment la formation des personnels municipaux et l'information des acteurs économiques de la Ville d'Aix tient-elle compte des préconisations de notre "Agenda 21"?

* 4. Quelle réponse concrète comptez-vous faire à M. SACAU sur son projet d'autopartage, lui qui a entamé il y a 5 jours une grève de la faim en partie à cause de l'absence de choix collectif clair à ce sujet? 

* 5. Pouvez-vous chiffrer et détailler l'ensemble des dépenses annuelles (sur 2006 par exemple) de communication non-touristique de notre collectivité, en incluant le coût des bulletins municipaux, de leur portage, le coût des documents reprographiés et des imprimés liés aux services rendus à la population, l'emploi de la personne affectée au kiosque des projets communaux et en partie au moins ceux de votre cabinet?

* 6. Pourriez-vous également détailler les 264763€ de dépenses de cabinet du maire prévus au BP 2007?

* 7. J'ai eu connaissance de l'avis défavorable de la commission de sécurité concernant deux locaux municipaux, le centre de loisirs des bords du lac et le bâtiment abritant les associations humanitaires 32, rue des Prés Riants. Comment est-il possible que leur exploitation et l'accueil de public y soit toujours en cours malgré cet avis et l'absence de travaux? Comptez-vous faire plus que l'engagement oral à "assumer vos responsabilités" en cas de problème, ce qui en matière de précaution revient à ne rien faire en connaissance de cause?

Les questions qui suivent se basent en partie sur le contenu de la revue Aixaspérant, notamment sur son dernier numéro. Après quatre années de publications de ce type, j'estime en effet tout à fait anormal que notre ville continue d'être le théâtre de débats sulfureux et inquiétants, qui ne trouvent jamais d'issue et  de ce fait pourrissent le travail démocratique. Il ne vous est plus possible d'invoquer le ton polémique de ces écrits et l'éxagération de certains de ses articles pour esquiver les clarifications qui s'imposent. Celles-ci ne peuvent pas non plus attendre la parution d'un "livre-vérité" ni le scrutin municipal de 2008, ou pire, se résumer au résultat de ce dernier.

Je pense que par vos tergiversations, nous en sommes arrivés à un tel trouble dans l'opinion aixoise que vous devez réagir dans les plus brefs délais.

Soit les faits rapportés par Aixaspérant sont faux, donc diffamatoires et calomnieux envers vous, et après n'avoir pas hésité à traîner en justice l'élu minoritaire que je suis pour bien moins, il est de votre devoir moral de faire de même à l'égard des rédacteurs de ces pamphlets. J'ajoute qu'une telle action devrait, à mon sens, être accompagnée d'une longue conférence de presse publique donnant matière à prouver votre bonne foi.

Soit vous en restez à l'inaction, et de cette manière vous prendriez définitivement la responsabilité de faire croire à chaque Aixois que les faits relatés sont exacts, ce qui ne me parait souhaitable ni pour notre ville ni pour l'image de la politique. 

Par les questions suivantes, qui n'accusent pas mais cherchent à démêler le faux du vrai, je ne cherche évidemment pas à me mettre à la traîne de ragots infamants. Je fais pleinement, avec les informations qui me parviennent, mon devoir de conseiller municipal responsable vis à vis des affaires publiques que vous "pilotez". Par les réponses que vous pourriez leur apporter et si elles sont convaincantes, vous ferez je l'espère un premier pas vers plus de transparence. Voici mes interrogations :

* 8. Estimez-vous qu'au droit du Rowing club et de la plage municipale la Ville respecte la Loi Littoral? Quels sont les articles de loi et les règlements locaux qui ont régi la construction des cabanons commerciaux du Sud de l'esplanade du lac, et quelles ont été / sont les modalités de leur financement ainsi que les rapports financiers entre la Ville et les exploitants?

* 9. En sus du prix de vente du terrain des Terrasses Verlaine (600000€), de quel montant est la participation - prévue par le Plan d'Aménagement d'Ensemble du secteur - acquittée par le promoteur-acquéreur au titre du financement des espaces publics voisins? Quels avantages, remises, compensations ou contreparties la ville a-t-elle octroyé à cet opérateur immobilier?

* 10. Quel était, au moment de la vente de notre colonie de St-Palais-sur-mer, le classement des tènements concernés au P.O.S. de cette commune, et quelles possibilités supplémentaires de construire permettait-il? A votre connaissance, quelles réalisations y ont-elles été faites depuis? 

* 11. Confirmez-vous que le destinataire de la vente de la Cité de l'entreprise ait, quelques mois après son acquisition auprès de la Ville, revendu plus cher des surfaces qui étaient les nôtres auparavant? Comment réagissez-vous à cette information?

* 12. Quelles servitudes nouvelles la Ville a-t-elle incluses dans le cadre de la vente du parc de la Crémaillère? Certaines ne posent-elles pas problème aux propriétaires de la Villa Astay voisine, et n'a-t-on tardé à les leur révéler? Puis-je être destinataire d'une copie de l'acte de vente du parc et des documents d'urbanisme susceptibles d'avoir été modifiés au sujet de cette parcelle entre 2001 et 2007? Par ailleurs, comment expliquez-vous la différence de valeur entre ce terrain d'une part, et d'autre part la parcelle plus petite mais identiquement classée au PLU et tout aussi pentue située près des thermes Chevalley (15 € pour l'une, 60 pour l'autre)?

* 13. Etes-vous en mesure de produire le registre des délibérations du Conseil Municipal? Pourquoi n'est-il pas régulièrement porté à notre signature? Pourquoi les citoyens, et pas seulement ceux qui vous sont connus pour leur critique régulière, ont-ils plus de difficultés à Aix qu'ailleurs, à obtenir auprès de nos services des documents budgétaires ou dressant l'état de notre patrimoine, et pourquoi est-il nécessaire qu'on exige un accord du Maire pour cela?

* 14. Pouvez-vous me communiquer la liste complète des cabinets d'avocats ayant travaillé pour la Ville depuis 2001, ainsi que les missions correspondantes et le montant des sommes dépensées pour chacune?

* 15. Est-il vrai que vous ayez été convoqué par le Conseil Constitutionnel au sujet de votre participation à une association baptisée Réseau Idéal, prestataire de conseils aux collectivités, d'une manière incompatible avec votre mandat de député?

* 16. Est-il vrai que vous ayez unilatéralement et de manière anticipée mis fin au contrat Publi Essor, et si oui pour quelle raison? Est-il vrai que la Ville devra prochainement s'acquitter d'une somme de près de 400000€ pour n'avoir pas respecté les termes de ce contrat? Pourquoi ne nous en avez-vous pas donné une explication complète lorsqu'au dernier conseil, vous nous avez présenté une mesure budgétaire visant à augmenter nos provisions pour frais de justice?

* 17. Contrairement à ce qu'affirme Aixaspérant, confirmez-vous que les statuts de l'EPIC Office de Tourisme suffisent, par leur rédaction même, à confier en toute légalité à cet établissement la gestion du camping et du centre des Congrès sans qu'il n'y ait besoin d'une convention? Confirmez-vous également que selon les années, ce camping aujourd'hui disloqué dégageait un excédent de 150000 à 230000 euros?

Monsieur le Maire, tous les citoyens devraient avoir accès aux réponses à de telles questions et aux documents qui les étayent. Tout sincère démocrate le sait. Aujourd'hui c'est un élu municipal qui vous demande ces éléments, et vous avez là encore vocation à les transmettre. Si tel n'était pas le cas, je vous demanderais aussitôt de mettre l'ensemble de ces points en "questions diverses préalables" à l'ordre du jour de la prochaine séance plénière du Conseil Municipal.

En l'absence de réponse précise ou de réponse tout court à beaucoup de mes courriels précédents (sur le logement social, le bilan social du personnel etc.), j'ai pris la décision de rendre celui-ci public. C'est donc une lettre ouverte que je vous adresse, encore une fois sans esprit d'accusation mais avec la volonté évidente de vous forcer à faire la clarté sur ces dossiers. Chacun pourra en apprécier le ton et le contenu. J'ose croire que cette demande officielle d'informations sera l'occasion d'un vrai débat et non d'une procédure judiciaire à mon encontre, qui paraîtrait alors encore une fois curieusement ciblée. Rien ne vous empêche par contre, avec précision et volonté d'apaiser plutôt que de polémiquer, de faire une réponse claire, nette et précise qui soit elle aussi publique et mette un terme aux supputations actuelles.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes respectueuses salutations.

Fabrice MAUCCI

Conseiller municipal

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20 avril 2007

Sondages sur le 1er tour : qui aura eu raison ?

Les instituts spécialisés ont rendu leurs dernières enquêtes. Parallèlement, depuis quatre mois, le vote en ligne sur le site votez2007.com, effectué sur 30000 personnes chaque semaine, qui avait anticipé toutes les tendances qui se sont par la suite affirmées au travers des sondages officiels, s'en est différencié ces dernières semaines. F. BAYROU y figure au second tour et l'emporte sur N. SARKOZY depuis deux mois, éliminant une S. ROYAL en-dessous de 20% et un LE PEN proche de son score de 2002. Certes, le candidat centriste "dérape" un peu au premier tour sur cette élection virtuelle, de deux points exactement et seulement cette semaine.

Quoi qu'il en soit après-demain, la comparaison entre les résultats réels de ce 22 avril, les sondages publics et les votes web sera intéressante, autant pour repérer la fiabilité de l'outil internet que pour distinguer quel électorat ne passe pas par le web ou quel institut n'a pas su trouver le bon "redressement" ou le bon échantillon.

VOTE2007.COM : 1. Bayrou 22,83% - 2. Sarkozy 22,80% - 3. Royal 19,78% - 4. Le Pen 16,24% - 5. Besancenot 4,99% - 6. Bové 3,84% - 7. Villiers 3,51% - 8. Buffet 1,81% - 9. Voynet 1,79% - 10. Nihous 0,97% - 11. Schivardi 0,92% - 12. Laguiller 0,52%

AUTRES SONDEURS "officiels" : 1. Sarkozy 27 à 30% - 2. Royal 22,5 à 26% puis... Bayrou 15 à 19,5% - Le Pen 12,5 à 16,5% - Besancenot 4 à 5% - Buffet 1,5 à 3% - Bové 1,5 à 3% - Villiers 1 à 3% - Laguiller 1 à 2,5% -Voynet 1 à 2% - Nihous 1 à 2% - Schivardi 0 à 1%

Notons que BVA est l'institut qui met Bayrou le plus bas et montre le plus grand écart avec Royal. IFOP et CSA montrent un seul point d'écart entre Royal et Sarkozy, laissant supposer que la candidate socialiste peut même arriver devant. Et CSA toujours, est celui qui n' cessé de placer Le Pen très haut, le faisant passer devant Bayrou aujourd'hui-même (vendredi).

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17 avril 2007

Voter ROYAL malgré tout ... pour bousculer ensuite

Déboussolés et prisonniers. Voilà la situation inextricable dans laquelle se trouvent, à quelques jours du premier tour des élections présidentielles, nombre de nos compatriotes qui ont le cœur à Gauche. Au sortir d’une campagne omniprésente mais superficielle et périphérique, les hésitations qu’ils pensaient ne plus avoir à affronter depuis 2002 ressurgissent. Face à Le Pen, puis face à un candidat majeur caricaturalement libéral, conservateur et autoritaire, qui banalise et partage des éléments de l’idéologie extrémiste du précédent, ces électeurs frustrés et hantés par le 21 avril auraient aimé ne pas s’interroger sur la manière d’agir.

Comme moi, ils attendaient que le Parti Socialiste tire les leçons de l’échec du candidat Jospin et du Non de Gauche au referendum de mai 2005, mais aussi celles des mobilisations de 2003 sur les retraites ou de 2006 sur le CPE.  Après ces « mises en garde », ils espéraient que ce grand parti renouvelle ses propositions sur une ligne clairement à Gauche, innovante, à la fois crédible et décomplexée. Ils croyaient pouvoir compter en 2007 sur un PS mettant au cœur de son projet l’impératif écologique, l’emploi et le pouvoir d’achat, la solidarité, la relance des services publics et de l’ascenseur social, l’égalité sous toutes ses formes, une démocratie refondue, et qui prouve sa capacité à faire tout cela à travers un engagement fort à réguler le capitalisme libéral à toutes les échelles possibles.

Ces espoirs, insuffisamment traduits dans le projet du PS, ont été carrément malmenés par Ségolène Royal. Riche d’un énorme capital de sympathie à l’automne, elle a multiplié les postures de second tour, et son intelligente volonté de débattre de tout sans tabou a souvent accouché d’incertitudes sur ses positions ou de craintes d’un glissement vers la droite. Je ne lui reproche pas son indépendance d’esprit, non. Mais comme Lionel Jospin il y a 5 ans, elle a oublié de faire campagne « dans son camp » avant ce 1er tour, a dérouté sans convaincre ni rassurer, et s’est laissée enfermer dans les thèmes imposés par ses adversaires, donnant même à François Bayrou l’occasion de la déborder à Gauche sur quelques points.

Militant du PS pendant 11 ans, j’ai cru un instant que le réveil viendrait avant ce mois d’avril. Pour que la campagne s’anime à Gauche sans être exclusivement portée par des formations traditionnelles à l’attractivité limitée, j’ai même accordé fin janvier mon « parrainage citoyen » par internet à José Bové pour l’inciter à être candidat. Au-delà de nos différences, je lui suis en effet reconnaissant d’avoir porté à ce niveau de conscience les questions liées aux OGM et à la mondialisation. Sa candidature n’a pas eu l’effet escompté, et cet épisode m’a valu une ultime incompréhension avec le PS, que j’ai quitté le 19 février dernier.

Malgré ces déceptions, et après des tergiversations personnelles qui n’ont pris fin qu’il y a quelques jours, je voterai dimanche pour Ségolène Royal, et j’appelle tous ceux qui se retrouvent dans mon analyse à le faire aussi. En cela je n’appelle pas au vote « utile » mais à un vote « tactique ».

A celles et ceux qui croient que François Bayrou est plus « cohérent » et serait un meilleur « missile anti-Sarko » au second tour, je dis que les sondages ne doivent pas nous tromper deux fois. Je réponds aussi qu’un second tour Royal-Sarkozy sera l’occasion pour la candidate PS de s’adresser enfin à sa gauche et de mettre les électeurs centristes face à leurs responsabilités. Je rappelle également que les troupes UDF sont bien moins ouvertes à la Gauche que leur leader semble l’être, et que ce dernier ne récuse aucunement les aspects de notre système économique qui provoquent le plus de dégâts. Aux autres, dont je respecte infiniment – parce c’est la mienne – la volonté de placer le curseur politique plus à Gauche que la direction actuelle du PS, je dis que cette présidentielle telle qu’elle se présente n’est pas le moment du rapport de forces à Gauche. Elle est d’abord l’instant où nous devons éviter le pire pour nous donner l’occasion de construire, immédiatement après et donc utilement, ce rapport de forces. Il n’y a pas que dans la défaite qu’une recomposition du paysage politique est possible.

Les citoyens qui comme moi veulent une Gauche qui se modernise sans renoncer à transformer la société pour faire reculer les dangers, la misère et l’injustice, qui se reconnaissent dans l’aile gauche du PS, le PCF, les Verts, les altermondialistes, les républicains, ou qui pensent simplement que « les vies valent plus que les profits », peuvent choisir d’attendre la campagne législative et tenter de s’y fédérer, pour peser sur les équilibres internes à la Gauche sans crainte immodérée de faire gagner la Droite. En 1936, le gouvernement de Front Populaire est allé loin sous la pression immédiate du mouvement social. Et si en 2007 une victoire de Ségolène Royal était prolongée par une mobilisation citoyenne et politique, puissante et multiforme, pour marquer la volonté précise de ceux qui l’auront portée à l’Elysée, cela ne serait-il pas mieux que de voir Sarkozy détruire ou Bayrou faire perdre 5 ans ?

Fabrice MAUCCI

Conseiller municipal divers Gauche d’Aix-les-Bains

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16 avril 2007

Questions diverses (1)

Monsieur le Maire,

je me permets de vous adresser le présent courriel pour aborder un certain nombre de sujets, parmi lesquels des dossiers déjà évoqués et sur lesquels j'aimerais de plus amples précisions. Auparavant, je vous remercie de celles apportées quant à l'évolution des prix fonciers dans le processus de cession des terrains municipaux. Même si elles ne me convainquent que très partiellement, elles sont d'utiles pièces versées au débat.

Logement : 

Depuis plusieurs mois et à plusieurs reprises, je vous ai demandé un point sur le nombre et l'emplacement des logements locatifs sociaux mis en chantier suite à des permis de construire postérieurs à Mars 2001. A ce jour, je n'ai reçu aucune réponse. Je réitère donc ma question.

Concernant le PLU, dont je note que les modifications terminales ont été fortement induites par les remarques des uns et des autres, j'aimerais être destinataire aussi rapidement que possible de la notice rédigée par les services au sujet du logement et dont vous m'indiquiez récemment qu'elle était en cours de réalisation. Pourriez-vous me préciser si elle fera l'objet d'un vote en Conseil Municipal?

Thermes :

Confirmez-vous la hausse des réservations pour 2007? N'est-elle pas le fruit d'une nouvelle démarche de relance téléphonique qui provoque, de fait, une connaissance plus précoce des réservations, et non la conséquence d'une hausse globale? Est-il vrai que des frais nouveaux et importants pour le curiste accompagnent cette réservation?

Stationnement :

Je souhaiterais connaître l'exacte situation (statut, gestion, éventuelles locations et réservations, coûts publics, tarifs) du parking République, l'évolution de celle-ci depuis 2001, et par conséquent comprendre pourquoi la mise à disposition au profit de la Maison des Arts et de la Jeunesse d'un certain nombre d'emplacements reviendrait à 365€/an/place.

Commerce :

Le nombre de locaux commerciaux vides semble remonter rapidement, et la rue des Bains paraît particulièrement sinistrée. Au-delà de ce qui touche à l'activité économique globale de notre ville, quels sont les autres facteurs explicatifs dont vous disposez, et quelles sont les mesures que vous comptez prendre pour redynamiser ce secteur et pour qu'entre autres, la "continuité commerciale" ne soit pas trop interrompue en centre-ville?

Bilan social et emploi municipal : 

Je termine mon propos par la question de l'emploi municipal. J'aimerais connaître l'évolution des effectifs du service des sports, et en particulier celle des agents chargés de l'entretien des équipements et terrains de sport, et savoir par la même occasion si l'ensemble des départs en retraite y ont été remplacés et si la charge de travail a été allégée par des prestations privées.

Enfin, pour la 4ème ou la 5ème fois depuis 4 mois, je vous demande de me communiquer le plus récent "bilan social" de la Ville tel qu'adressé à la DGCL du Ministère de l'Intérieur.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments respectueux.

Fabrice MAUCCI

Conseiller Municipal

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11 avril 2007

Combien pèse le PS ?

Si Ségolène vaut 22%, incluant une moitié (celle qui a décidé de lui être fidèle) des radicaux et des chevènementistes qui pesaient ensemble 8% en 2002, restent 18%. Si sur elle se replient les écologistes et nonistes de gauche ayant voté autre chose que Jospin en 2002, et qui au bas mot pèsent 6% pris à Voynet, Laguiller et Buffet (respectivement 3,2 et 1 points de moins que les scores effectués il y a 5 ans), restent 12%.

Bien sûr il y a du monde chez Bayrou pour expliquer cela ou la faiblesse du total des voix de Gauche. Mais sans accabler le PS, qui dans ce contexte a bien raison d'en appeler au vote utile, ne faudrait-il pas que cette formation réagisse "idéologiquement" autrement qu'elle le fait ? Qu'elle se rénove sans perdre ses couleurs et ses thèmes de prédilection? A bon entendeur.

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Sarkozy, l'ennemi

En politique, il est admis qu'on doive se comporter en gentlemen. Cela requiert évidemment de renoncer aux pressions autres que celles des arguments, aux atteintes à la vie privée lorsque celle-ci ne s'est pas "enrichie" du fait des fonctions électives, et fort heureusement aussi de n'admettre aucune violence. Au-delà de ce cadre à peu près respecté en France (ou faisons comme si...), tous les coups ont beau être permis ou presque, il reste que les élus et candidats de bords différents voire éloignés se considèrent essentiellement comme des adversaires, mais pas comme des ennemis. Chaque scrutin, chaque décision, chaque projet est un combat, mais en quelque sorte un combat sportif, quasi-amical. Même si l'enjeu est fort - la manière dont on veut que la société évolue pour le bien d'autrui et des générations futures - le système démocratique est ainsi fait que dans la plupart des cas vous n'avez nul besoin de détester votre adversaire et d'en faire un ennemi pour vous donner des chances de le vaincre à l'épisode suivant.

Pour ma part, j'adhère à cette cordiale attitude à une exception près, envers l'extrême-droite. La menace que celle-ci fait peser sur la démocratie et que confirment l'histoire comme le discours, est une première raison de la traiter en ennemie. On me rétorquera alors que j'ai plus d'indulgence avec l'extrême-gauche, qui n'a pas non plus laissé de traces très positives de ses dominations passées. Ma "vigilance institutionnelle" est pourtant identique dans les deux cas. Cependant, j'estime que la menace potentielle de ceux qu'en France on qualifie de "trotskistes" est bien moindre, parce que si la méthode voulue n'est pas la bonne, sur le fond, sur les valeurs, ainsi que sur l'identification des maux de la société, leur analyse est en partie valable, me semble toujours humaine, et me paraît "assimilable" par d'autres pensées et manière d'agir.

La nuance est d'importance avec les "partis bruns" qui eux, par des mots-clés bien audibles leur évitant de tomber sous le coup de la loi, cherchent encore et toujours à hiérarchiser, séparer et discriminer les hommes. Non seulement en fonction de ce qu'ils sont capables ou non de faire, d'avoir, de ressentir, de penser à un instant T (ça, la droite s'en occupe déjà...) mais aussi en fonction de ce qu'ils sont physiquement, biologiquement et qui serait déterminant pour tout le reste, toute leur vie, sans qu'il y ait possibilité de sortir de cette condition. L'extrême-droite catalogue les individus une bonne fois pour toutes dès la naissance, balayant la fraternité, niant l'égalité, et menaçant de réduire la liberté de beaucoup. Elle est donc une ennemie. La seule a priori...

... mais n'a-t-elle pas essaimé de manière inquiétante dans notre bel hexagone? N'y a-t-il pas un autre homme politique de premier plan pour porter désormais, sinon le projet, du moins la rhétorique et, d'une certaine manière, la vision de la société voulue par l'extrême-droite? Si, et cela m'amène, démonstration à l'appui, à considérer désormais Nicolas Sarkozy comme mon ennemi. Car ce dernier n'a pas fait que "muscler" un discours de droite pour ramener à lui l'électorat frontiste ; il calque désormais des phrases entières sur celles du FN et va même plus loin que lui dans ses amalgames. Jusqu'en 2005, il se contentait de bomber le torse, de caresser dans le sens du poil les électeurs de Le Pen sans le copier complètement. Sentant peut-être qu'à ce stade il ne pillait pas encore assez le réservoir de "l'original", il a dégainé depuis l'artillerie lourde.

Son Kärcher au profit des cités HLM fut un premier appel du pied franc et massif. Le message est simple mais multifacettes, donc étudié. Premièrement la réponse doit être violente et sans nuance, car on ne lave pas à l'éponge et au robinet mais à la haute pression. Deuxièmement, on nettoie les murs des cités, pas les délinquants. Ces derniers sont donc des "saletés". C'est leur nature. Coluche s'interrogeait à ce sujet mais pour Sarkozy c'est clair, la "crasse propre" ça n'existe pas, on ne change pas les individus, ils restent ce qu'ils sont. Donc aucune autre politique que repressive n'est utile. Troisièmement, avec le fameux nettoyeur jaune, on pulvérise, on envoie loin, on met hors course, en un mot onbrise et on enferme, le plus longtemps possible. Je résume : il faut "y aller en force, traiter en bloc, réprimer et mettre en prison" pour assurer la sérénité des quartiers sensibles.

Ses "racailles" de l'automne 2005 lui ont fait franchir un pas sémantique supplémentaire, en plus d'avoir eu l'irresponsabilité d'aggraver les tensions. Le terme "racaille" n'est pas individuel, il catégorise, classe des gens dans un groupe distinct qui se définit d'abord par son caractère nuisible à la majorité. Mais ce mot dit bien plus. En lui s'exprime du mépris, et l'idée qu'il s'agit d'une "mauvaise graine inaméliorable". Enfin, le ministre ne pouvait pas non plus  ignorer qu'une dimension ethnique lui est accolé, dans la bouche de ceux qui l'utilisent pour en désigner d'autres comme dans celle des personnes définies ainsi.

Depuis, la glissade contrôlée n'a pas cessé. La stigmatisation des étrangers est devenue plus nette, indirecte avec le slogan d'immigration choisie, mais sans équivoque sur TF1, début 2007, lorsque dans un propos fourre-tout N. Sarkozy évoque les "moutons égorgés dans les baignoires", donnat corps et audience à un vaste fantasme anti-musulman. Ce qui est étonnant à quinze jours du vote, alors qu'il est en tête de 6 à 8 points dans tous les sondages de premier tour et donné gagnant contre S. Royal par tous les instituts, , c'est que le leader UMP continue l'offensive sur ce terrain-là. Alors que cette stratégie risque d'engendrer une fuite de son électorat classique et supposé acquis vers François Bayrou, il persiste. Certains y voient une volonté de renforcer Jean-Marie Le Pen pour l'affronter dans ce qui serait pour lui la plus confortable configuration de deuxième tour, sans risque de perdre. Je me range assez facilement à cette idée.

Sa dernière saillie en date, dans cette campagne qui pour lui a commencé il y a 5 ans, porte sur l'importance des prédispositions génétiques dans la pédophilie ou les tendances suicidaires chez les adolescents. Par son contenu, ses sous-entendus et par le risque pris à défendre cela maintenant, cette "sortie" est bien plus révélatrice que ne le soulignent les observateurs médiatisés.

Sur le fond, rien ne lui donne raison, il ne peut se baser sur aucune étude, et encore moins sur des évidences : se suicide-t-on en chaîne dans certaines familles sur 4 ou 5 générations? Est-on pédophile de père en fils? Evidemment non. Néanmoins, les Français ont appris que beaucoup de maladies - le suicide en est-il une ??? - survenaient chez des gens offrant une fragilité naturelle, et que celle-ci pouvait ne pas être uniquement comportementale mais aussi génétique. Nicolas Sarkozy profite de cette petite culture scientifique commune pour la transposer à un domaine où elle ne s'applique pas, et où le vécu individuel construit probablement bien davantage de fragilités déterminantes que la génétique. Peu lui importe. Ce qui compte c'est le raisonnement que développeront certains citoyens à partir de son affirmation

Car qui dit "danger d'origine génétique" dit qu'il y aura sinon demande, du moins une acceptation populaire possible, "par précaution", d'un  dépistage précoce puis d'un suivi. Mais cela sera inévitablement accompagné d'une forme de fichage, éventuellement d'une surveillance au long cours, et pourquoi pas d'une interdiction d'exercer certains métiers - on imagine en tout cas facilement un tel prolongement pour les supposés futurs pédophiles. Si de tels contrôles et contraintes se conçoivent peut-être dans le cas d'un criminel sexuel avéré, déjà condamné, libéré sans certitude absolue de non-récidive, elles deviennent un danger incroyable et liberticide si on les applique un jour préventivement à toute une série d'enfants puis d'adultes détectés simplement parce qu'ils possèdent un gène "suspect".

Mon raisonnement serait une fiction insultante pour Nicolas Sarkozy si celui-ci n'avait pas déjà tenté de détecter à 3 ans les enfants dont le comportement aurait pu révéler une prédisposition à la délinquance ultérieure. Il y a décidément chez cet homme un déterminisme effrayant, qui n'est d'ailleurs qu'une extension de son intégrisme libéral : si un être humain est génétiquement prédisposé à être un criminel, qu'est-ce qui empêchera demain, sur ce prétexte, de renoncer à lui apporter des soins, une protection sociale, à le former et l'insérer. Avec de tels préjugés, qu'est-ce qui dit que nous ne retournerons pas à des pratiques eugénistes en insistant auprès des mères pour qu'elles avortent des petits criminels en devenir identifiés par amniocentèse ? Evoquer cela n'est en rien délirant puisque le début du XXème siècle nous a démontré que de tels raisonnements pouvaient conduire aux pires extrémités.

Avec cette intervention récente et assumée, le candidat UMP aura à la fois révélé un peu de sa pensée profonde et lancé encore et toujours plusieurs "messages subliminaux" aux sympathisants du lepénisme et de l'ultra-libéralisme. Car il n'est jamais anodin d'aborder la criminalité et la fragilité sous l'angle de la génétique. Dans le premier cas on envoie un signe quasi-approbateur à ceux qui croient à une hiérarchie des hommes figée et raciale, car dans leur esprit "race" et "gènes" sont associés. Finie l'époque du racisme ethno-culturel, on entre dans l'ère du racisme génétique, façon vingt-et-unième siècle. Dans le second cas on justifie la place et le sort respectifs des "forts" et des "faibles", des "gagneurs" et des "perdants", quelle que soit l'ampleur des inégalités qui les séparent. On admet que les uns étaient "faits pour réussir" et que d'autres ne le pouvaient pas. Et on conclut à l'inutilité des politiques publiques en faveur de l'élévation sociale de tous ceux qu'on estime génétiquement incapables, on les remplace par un "chèque de survie" minimaliste : les gènes viennent ainsi au secours du libéralisme fiscal voulu par le Monsieur en question.

Hypothèses? J'espère que oui mais je crains que non. Dans d'autres pays, d'autres hommes ont fait le lien entre droite et extrême-droite, non en les associant mais en les fusionnant. Autoritarisme, conservatisme, ultra-libéralisme, vision ultra-hiérarchisée de la société et stigmatisation conjointe de l'étranger, du délinquant et du pauvre. J'ai un exemple sur le bout de la langue : l'italien Gianfranco Fini. Cet ancien ministre éminent du gouvernement Berlusconi a écrit la préface de la version italienne d'un ouvrage récent de Sarkozy. Hormis un blog cité dans les pages web de Libération, aucun organe français de presse écrite ou audiovosuelle n'a relevé que Fini est l'ancien leader de l'Alliance Nationale, parti post-fasciste portant aux nues Mussolini, et dont le symbole est le même que celui du FN avec une flamme en vert-blanc-rouge. Croyez-vous que Sarkozy ait choisi au hasard celui auquel il a confié les premières pages de ses "Témoignages" version transalpine ?

Et puis un membre de l'équipe Berlusconi... Ah, Berlusconi, ses rapports avec la presse. Cela ne rappelle-t-il pas Sarkozy et la presse? Les amitiés avec les actionnaires, les pressions sur les rédactions, les exclusions obtenues à Paris Match, les censures obtenues d'un livre sur son épouse... Pour moi il n'y a plus doute, Sarkozy est mon ennemi*.

* : Ceci étant dit, deux questions subsistent : 1°) Si Sarko est l'ennemi, qui sera le meilleur missile anti-Sarko dans 11 jours ? Celle-ci me donne le vertige. 2°) Si le second tour est Sarko / Le Pen, que fait-on? A celle-là, sans changer une lettre de ma conclusion, je répondrai clairement. La politique menée par les deux serait proche, mais il y en a un que son parti n'empêchera jamais d'annuler s'il le souhaite les élections suivantes ou de tirer sur des manifestants, alors que le parti de l'autre se retournerait contre lui s'il allait aussi loin. Je me dois donc d'éviter à tout prix celui qui m'empêcherait de le remplacer. Si le 6 mai nous avions le dramatique non-choix entre UMP et FN, je mettrai un bulletin UMP, comme en 2002. Sauf que cette fois je participerais à la création d'une nouvelle formation politique à gauche pour donner corps aux espérances déçues et supplanter ces chapelles et ce château décidément incapables.

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06 avril 2007

Thermalisme : lettre à la presse hebdomadaire

aux rédactions de La Vie Nouvelle, de l'Essor Savoyard et de l'Hebdo des Savoie

Mesdames, Messieurs,

J'ai lu avec attention les articles que vous avez fait paraître, dans vos numéros datés du 5 ou du 6 avril 2007, à propos de la réunion publique que j'ai organisée vendredi dernier sur le thermalisme aixois. Je vous remercie encore de votre présence à celle-ci et aussi d'y avoir consacré une place importante dans vos colonnes. Cependant, sans vouloir aucunement polémiquer ni mettre en doute le professionnalisme de vos hebdomadaires, je souhaite apporter quelques précisions utiles à d'éventuels futurs articles sur le même sujet, ou vous faire part de quelques remarques qui me semblent importantes concernant le traitement de l'évènement. Permettez-moi de vous adresser ces lignes de manière groupée.

- dans l'article de La Vie Nouvelle, un passage mis en exergue évoque " l'utilité des Thermes Chevalley contestée". Personnellement, je n'ai pas mis en doute l'utilité d'un nouvel outil, ni la complexité qu'il y avait eu à lui trouver un emplacement. C'est juste ce dernier qui pose des problèmes qu'il aurait fallu anticiper, de liaison essentiellement. Mais en aucun cas je n'ai exprimé l'idée que les thermes Chevalley n'étaient pas indispensables.

- dans le même article, on me fait dire que le directeur des Thermes évoquait une stagnation du thermalisme. Son propos a plutôt été de dire que le thermalisme chutait alors qu'en réalité, sur le créneau d'Aix, la rhumatologie, il augmentait puis stagnait, et que nous avons donc perdu des parts de marché.

- faisant état de la faible affluence à cette réunion, l'article de l'Hebdo des Savoie évoque lui un "certain désaveu". Sans vouloir "corriger" chaque mot, je trouve celui-ci déplacé dans la mesure où j'ai expliqué dans quelles conditions nous avions organisé cela et l'impossibilité matérielle de communiquer préalblement autrement que par la presse. C'est comme si de la faible affluence on se servait pour me discréditer gratuitement, car au fond qui pouvait être désavoué ici? La suite du même article, précisant que mon heure et demie de présentation était un "long monologue" et qu'elle n'apportait "rien de plus en fait que ce que tout un chacun sait déjà", sonne encore très négativement et sans raison fiable. Pour débattre il faut présenter, et le débat fut aussi long que le "monologue"... Les chiffres tirés de notre analyse et énumérés dans l'article de l'Hebdo sont nombreux et n'avaient pas tous été diffusés auparavant : il y avait donc bien du neuf. La démonstration faite que le statut des employés n'est pas un obstacle à son adaptation avait-elle été faite publiquement et transcrite dans la presse? Quid de la liste des handicaps aixois face aux attentes des curistes? Quid des contradictions des paroles du nouveau président du CA? Il me semble donc, au contraire de ce qui a été avancé, que ce sont d'utiles précisions qui ont été apportées par cette réunion.

- Je trouve d'ailleurs étonnant qu'on souligne aussi aisément le faible impact d'une telle réunion (Essor & Hebdo) sans mettre dans la balance que l'initiative était la première du genre, destinée à donner à tous l'ensemble des élements d'un débat crucial, et sans rappeler qu'aucune des réunions publiques organisées par la majorité n'a abordé ce sujet ô combien important !

- L'Hebdo et l'Essor Savoyard ne retiennent de la présence du Maire qu'une venue "au titre de simple citoyen" et font comme s'il y avait eu de ma part intention de me servir de cette présence imprévue pour l'agresser politiquement : je note en effet que c'est moi qui l'aurait "interpellé" et qu'il m'a mis en garde contre un "procès d'intention", malheureusement sans voir dans vos lignes suivantes la réponse qui lui fut faite.

- D'autres questions se posaient pourtant : N'est-il pas assez inhabituel qu'un Maire se déplace en personne à une réunion publique de l'opposition? Sa présence n'est-elle pas révélatrice de ses inquiétudes sur son propre bilan en la matière et du poids qu'il nous reconnait sur le contenu? N'ai'je pas eu la courtoisie de lui proposer de prendre la parole à la tribune? N'allait-il pas de toute façon la prendre à un moment ou à un autre dans la phase de débat pour défendre son action - ce qui est normal ? N'est-ce pas lui qui nous a "interpellés" en nous mettant au défi de fournir des propositions? Si sa demande était sincère et non tactique, n'est-ce pas affligeant de voir un Maire demander au bout de 6 ans conseil à son opposition puisqu'il se disait "preneur"? Je regrette de n'avoir vu aucune trace de ce type d'analyse.

- En réponse à la question du maire, des propositions ont bien été faites. Elles sont très partiellement évoquées dans l'Essor et absentes dans l'Hebdo, mais ce qui ressort des articles est par contre, dans l'un que D. Dord a dit sortir "sans avoir entendu de propositions" (et oui, il est sorti avant car en réalité peu lui importait de les entendre !), et dans l'autre qu'on a "senti la salle un peu sceptique". Ah bon? Peut-être la réaction des Aixois devait-elle aussi se nourrir de vos compte-rendus, mais avec de tels mots il est d'ores et déja acté qu'elle ne sera pas bonne.

Il est aussi étonnant que l'agacement du maire, certes souligné dans l'Essor, et les réponses qui lui ont été données sur toutes ces questions ou remarques, n'aient pas donné lieu au commentaire que beaucoup des présents ont fait à l'issue de la réunion : D. Dord est venu, il n'a pas fait bonne figure, il est parti.

- Je suis également perplexe quand l'Hebdo et l'Essor reproduisent la critique de D. Dord qui dit "j'occulte même quelques contre-vérités" à propos de notre présentation, sans que personne - ni lui ni vous - ne soit capable de dire où elles se trouvent. Dire qu'il y a des contre-vérités mais qu'on ne revient pas dessus, n'était-ce pas pour le Maire le meilleur moyen d'instiller le doute sans avoir à prouver ce qu'il avance? Reproduire de tels propos sans critique n'est-ce pas partager cette opinion en ne se basant que sur du vent?

- Quant à la conclusion, tirée de manière quasi-identique par l'Hebdo et l'Essor, elle me blesse d'autant plus que jamais je n'ai lu dans vos colonnes un tel ton lorsqu'il s'agit d'évènements organisés par le Maire lui-même. Notre réunion aurait été "prétexte pour Fabrice Maucci, se défendant de toute campagne politicienne, pour reprendre tout de même les rênes des Thermes qui ont eu finalement bon dos pour exprimer son message le temps d'une soirée sur la politique générale de la Ville", et on note "qu'on a pu, en tout cas, regretter, durant cette soirée, que les propos dérapent parfois du thermalisme à la campage pré-électorale". Je vous rappelle que seul D. Dord est en campagne électorale. Deuxièmement, je voudrais savoir quand mes propos ou ceux d'autres - mais alors précisons qui ! - ont "dérapé" et qui a "regretté" la tournure de la soirée. Que les Thermes aient eu "bon dos" ou aient servi de "prétexte", ça c'est carrément du procès d'intention, et j'attends qu'il soit fait à d'autres lorsqu'ils inaugurent à tour de bras pour profiter de vos objectifs sur la base de pas-grand-chose, ou lorsqu'il se servent de réunions de "concertation" pour faire leur promotion et de l'info à sens unique. Ma démarche était sincère et elle n'avait de lien qu'avec l'urgence de la situation et la période-clé dans laquelle se trouve le thermalisme aixois : il n'aura échappé à personne qu'en trois mois, les deux têtes de cet établissement auront changé. Notre calendrier d'intervention n'était donc que celui de l'actualité thermale. Quant au fait que " tout le monde est encore une fois resté sur sa faim" (Hebdo), c'est un jugement bien personnel, qui n'est par exemple pas celui d'employées des Thermes qui en fin de réunion m'ont dit avoir appris des choses que leur Directeur leur avait cachées... donc l'estomac n'est pas sûrement pas resté vide pour "tout le monde", sauf à aller vite en besogne.

Merci de m'avoir lu et, je l'espère, de reconnaître qu'il y a parfois deux poids deux mesures ou au minimum un certain manque de recul quant il s'agit de traiter de politique aixoise. Ce courriel n'est qu'une mise au point, aucunement une "pression". Veuillez en tout cas l'accepter comme tel.

Cordialement,

Fabrice MAUCCI

CM Aix-les-Bains

Posté par fabricemaucci à 15:01 - Aix-les-Bains & C.A.L.B. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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